La Maison Lissner ne recherche pas le rendement ; en été, la vigne est tressée plutôt que rognée ; les raisins sont récoltés manuellement à pleine maturité à la fin du cycle végétatif de la vigne ; la taille d’hiver est déposée au sol pour l’alimenter en matière organique ; les interventions mécaniques sont très limitées, etc. L’objectif est de réduire au maximum les interventions sur la vigne pour la laisser évoluer librement.
Dans le chai, nous retrouverons bien entendu la même philosophie : tri manuel des baies avant fermentation, la fermentation se fait librement via levures indigènes, sans intrant, afin de pouvoir conserver les qualités initiales du jus, la majorité des vins ne sont ni filtrés ni sulfités, la mise en bouteilles n’est pas provoquée mais réalisée au moment où le vin est prêt naturellement, etc. Pour la Maison Lissner, chaque vin doit pouvoir exprimer pleinement sa personnalité, et pour y parvenir, il faut que la vinification soit la plus libre et naturelle possible.
Pour Théo Schloegel, le vigneron est un accompagnateur, un chef d’orchestre. Son rôle est d’organiser la rencontre entre un terroir et un client, de faire en sorte que la dégustation soit une expérience unique qui permette de transmettre le plus fidèlement possible ce qu’un raisin issu d’un cépage, d’un terroir, d’un climat et d’un millésime, a à communiquer.